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Comment élaguer les arbres



Tailler des branches, quelle que soit leur diamètre ne va pas sans danger pour la santé de l’arbre (les plaies sont la voie idéale pour une infection), pour son esthétique et pour votre propre sécurité. Prenez des précautions ou faites appel à un professionnel.

En période cyclonique, il est nécessaire de vérifier les arbres de votre jardin, de repérer ceux qui sont malades ou vieillissants, ceux donc les branches présentent des faiblesses, voire ceux qui en ayant une trop grande prise aux vents violents risquent de s’abattre sur votre maison ou celle du voisin. Un élagage peut s’avérer nécessaire. Il n’y a d’ailleurs pas qu’en raison d’un éventuel cyclone qu’il est important de pratiquer une taille. Il s’agit, tout au long de la croissance du végétal, de l’entretenir, à la fois de stimuler sa pousse tout en l’orientant, de supprimer les branches basses qui touchent le sol ou les branches malades tout en équilibrant sa silhouette, etc. Mais tailler un arbre est une opération délicate, autant pour le végétal, que pour celui qui la pratique. Des précautions sont à prendre à ces deux niveaux.

Différents types de taille Il y a les partisans de la taille douce (raisonnée) à pratiquer souvent et tout au long de la vie de l’arbre et ceux qui parlent de taille sévère, de restructuration. Tout dépend de ce que vous recherchez. La taille douce. Vous respectez la silhouette de l’arbre en ne réduisant sa couronne (sommet) que d’un tiers au grand maximum et en n’effectuant des coupes que sur des branches de moins de 5 centimètres de diamètre. L’arbre ne craint rien, parce que les cicatrisations seront rapides. Elle vous permet de contrôler et de favoriser une croissance harmonieuse de l’arbre. La taille sévère, mais pas trop. En réduisant le houppier (couronne) de façon très importante, sur des branches mesurant jusqu’à 15 cm de diamètre, vous mettez la vie de l’arbre en péril si vous ne savez pas effectuer les coupes au bon endroit, à savoir en conservant ce que les pépiniéristes appellent le tire-sève (une petite branche, sous-jacente à la branche coupée, qui va attirer la sève à elle, ce qui évite la formation de rejets incontrôlés et favoriser la cicatrisation). Attention : le diamètre du tire sève ne doit pas être inférieur au tiers du diamètre de la branche porteuse et veillez à respecter un bon angle de coupe (à proximité du tire sève et dans un plan parallèle à la ride de l’écorce, sans entamer celle-ci). Cette taille permet de dégager de l’espace autour de l’arbre et bien sur de réduire notablement sa prise au vent. D’autres tailles existent • celle nettement plus sévère que la précédente où toutes les branches sont très raccourcies pour apporter, par exemple, de la lumière dans un bâtiment voisin. Elle nécessite beaucoup de savoir faire pour préserver l’arbre • l’intervenir focalisée sur les branches mortes ou malades pour diminuer le risque de chute de branche • l’écimage, pour un conifère, en supprimant la partie haute de l’arbre pour maîtriser sa hauteur et/ou réduire la prise au vent.

ENCADRÉ Savoir couper une branche Pour couper une branche morte, ou une branche malade, voire une branche qui pousse chez un voisin, sans altérer la santé de l’arbre, il s’agit de ne pas toucher aux tissus internes de la branche qui font le lien avec le tronc. Comme si elle portait un pull à col roulé, la branche présente au plus près du tronc, une ride (regardant vers le haut de l’arbre) et une boursoufflure, appelée col (regardant vers le bas le bas de l’arbre). C’est à l’extérieur de cette ligne oblique, reliant ces deux éléments, qu’il faut couper.

La cicatrisation de l’arbre Après une taille réalisée "professionnellement" (au bon endroit, avec le bon angle et une coupe nette, sans arrachages), l’arbre sain cicatrise naturellement en recouvrant sa plaie avec un tissu sain. Attention toutefois à n’utiliser, pour la coupe, que des outils bien affûtés (pour que la coupe soit franche, nette, l’écorce ans déchirures) et désinfectés à l’alcool ou à l’eau de javel. Dans ces conditions, l’utilisation d’un produit cicatrisant n’est pas nécessaire. Si la plaie vous semble très importante (reprise de coupe peu réussie par exemple), recouvrez-la d’un mastic protecteur soit acheté soit que vous fabriquerez (mélange d’argile, d’eau de pluie et de cendres de bois récentes ou simplement de la cire d’abeille).

Quel outillage et matériel prévoir Pour la coupe. Selon la hauteur des branches à couper et leur diamètre, les outils diffèrent, qui peuvent être manuels ou motorisés : sécateurs et coupe-branche, scie d’élagage, tronçonneuse et perche élagueuse. • Certains permettent de couper des branches hautes à partir du sol : perche d’élagage (rameaux de 1 cm de diamètre), sécateur à batterie (motorisé) sur perche (pour petites branches jusqu’à 3 cm), scie d’élagage sur perche (jusqu’à 6 ou 8 cm), élagueuse sur perche (qui est une tronçonneuse spéciale pour plus grosses branches à utiliser à partir du sol). • Si vous souhaitez couper en ayant pris vous même de la hauteur, sur une échelle ou dans l’arbre, le même matériel s’utilise sans perche. La tronçonneuse, dite tronçonneuse élagueuse, sera compacte, légère et puissante. Pour la sécurité. L’élagage en hauteur n’est pas sans risque. Il doit être réalisé par un professionnel qui sera doté d’un casque, d’un harnais et qui saura grimper dans l’arbre à la corde ou avec une nacelle. Les échelles sont en effet peu stables et déconseillées et l’élagage à partir de l’échelle interdit aux professionnels. • Si vous deviez vous y lancer quand même, veillez à porter des chaussures (ou des bottes) et un pantalon anti coupures, un vêtement protégeant vos bras, des gants, un casque avec jugulaire pour qu’il tienne sur la tête, des lunettes, voire un casque si vous utilisez la tronçonneuse. • Si vous montez à l’échelle, veillez à ce que quelqu’un assure sa stabilité en la maintenant fermement. • N’utilisez pas de tronçonneuse à partir de l’échelle.


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