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Quelles tendances pour NOEL



Déco, cadeaux, repas, les fêtes se préparent, et plutôt des semaines à l’avance pour les cadeaux. Si chaque année, une tendance s’impose, parfois suivie, souvent non, cette année c’est une philosophie de vie qui peut s’appliquer aux fête, en ces temps économiquement et écologiquement difficiles. Certains parlent de lagom, de hygge et autres qualificatifs scandinaves, mais elle est tout simplement respectueuse de l’environnement et de la personne.

Si l’on en croit les faiseurs de tendances, les chercheurs de modèles et autres afficionados de genres, cette fin d’année devrait se jouer sur un air de simplicité et de modération, sans excès et en misant sur le naturel. Une tendance venue de Suède et baptisée lagom et une philosophie de vie bien proche du hygge danois et qui peut se résumer en cinq grands principes :
- consommer moins, mais mieux (acheter de belles matières, des vêtements confortables ou des pièces respectueuses de l’environnement)
- éviter les signes ostentatoires de richesse (oublier le voyant et le tape à l’œil, les objets de luxe pour se tourner vers les moyens de gamme, discrets (mais de qualité quand même pour qu’ils durent)
- privilégier le naturel, qu’il s’agisse de produis cosmétiques, d’alimentaire bio, de pratiques sportives douces
- manger ni trop, ni pas assez, selon des recettes simples et savoureuses, en prenant le temps de les déguster en bonne compagnie
- préférer des vacances "nature", de proximité. En profiter pour découvrir tous ces petits coins que vous n’avez pas encore explorés.

Le pari des fêtes
Sans vouloir la qualifier de tendance, voilà une philosophie de vie fort attrayante, à dimension économique (pas de surconsommation) et écologique (des produits naturels, qui durent et de proximité avant tout). Et si certains redoutent un manque d’éclat" ou une parcelle de "monotonie", qu’ils se rassurent, ils gagneront sur d’autres plans : confort, bien-être et convivialité, sans surconsommation et rythmes effrénés, et rien ne les empêche de mettre un peu de "peps", sans pour autant verser dans trop d’excentricité. À quelques semaines des fêtes de fin d’année, comment mettre en œuvre, ces recettes du bonheur. Comment réaliser une déco appropriée, des recettes, qui soient festives et simples tout à la fois, des cadeaux qui donnent le juste ton…

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Décorer naturel et traditionnel
Que vous focalisiez votre déco sur la table, ou que vous donniez à tout votre logement un air de fête. Privilégiez le naturel et pimentez-le de rouge et de bonne humeur.

Chaque année, les décorations des fêtes de fin d’année se déclinent en grandes familles. Il y a la déco métallique qui claque sous les lumières, où le doré, le cuivré ou l’argenté dominent. Certains préfèrent la couleur unique, où le blanc par exemple prend le dessus, rehaussé de pointes bleues et argentées. Effet glacé garanti pour une atmosphère digne de paysages nordiques. Une vaisselle blanche, argentée ou bleutée s’impose. Et pourquoi pas le noir, de la vaisselle à la nappe, des bougies aux boules du sapin. Agrémenté d’un chemin de table, de dessous d’assiettes et de bougeoirs dorés ou blanc, le noir se fait raffiné. D’autres souhaitent des fêtes scintillantes, tout doit briller à coups de paillettes, de boules cristallines, de bougies et de photophores lumineux. Il y a aussi, version écologique et économique, le naturel et la récup.

La déco au naturel
Noël au vert, plus vert que nature et marron feuille morte… Un chemin de table en brindilles et branchages, des boules vertes, mordorées, le tout reposant sur une nappe en papier kraft. Ramassez morceaux de bambou, graines, coquillages, plumes d’oiseaux ; récupérez des brins de cannelles entiers, des calebasses ; préparez des fruits prêts à croquer tout juste enrubannés, des sucres d’orges multicolores : tout trouvera place sur une table pas comme les autres, dans des vases transparents, d’anciens pots de confiture, etc., pour un Noël aux couleurs des forêts et néanmoins gourmand et odorant. Avec un peu d’imagination : réalisez des porte-menu ou porte-noms avec des mini-fagots de branchettes ; des suspensions en rondelles de bois décorées ; des boules consommables avec des oranges dont vous aurez gravé le zeste de motifs agrémentés de clos de girofles ; jouez des ananas toujours décoratifs ; fabriquez une couronne avec d’anciennes cartes de vœux découpées ; convertissez des ampoules usagées en boules après les avoir repeintes ; utilisez des chutes de tissus ou du papier pour fabriquer d’autres boules.

La tradition mis en avant
Dans cette ambiance déclinée au naturel, rien de tel que des objets durables et fabriqués avec soin. Choisissez des produits issus d’un artisanat maîtrisé et riche en tradition qui s’accordent si bien avec la palette "naturelle" choisie avec ses brun, de quartz, de galets, de bleu-gris, de vert sapin, d’amande et de biscuit… Les matériaux sont sobres et naturel, cordes, rubans en lin, daim et bois, argile et céramiques, vases en brique aux surfaces poreuses pour un toucher originel. Et leur aspect (noué, tricoté, tissés à la main), participent à ce style.

Une boule très symbolique
Pendues au sapin, étalées sur une table, empilées dans des vases, les boules multicolores et souvent fragiles sont indissociables de Noël. C’est une histoire religieuse de fruit défendu. Né en Alsace, le sapin de Noël, représentait l’arbre de la tentation et était placé dans les églises. Le Livre de la Génèse (Bible), raconte qu’il fut planté, au milieu du jardin d’Eden. Arbre de la connaissance du Bien et du Mal, Dieu défendit à Adam d’en manger ne serait-ce qu’un fruit sous peine de mourir. Mais Ève fut tentée par le serpent et mangea le fruit défendu et en donna à Adam. "Alors, leurs yeux à tous deux s’ouvrirent et ils connurent qu’ils étaient nus" dit la Bible. Dieu maudit le serpent, la femme et l’homme et les renvoya du jardin d’Eden. Alors, rien de mieux qu’une boule (au départ uniquement en verre soufflé) pour représenter la pomme.

Le pourquoi du sapin
S’agissant de l’arbre de la connaissance, la Bible ne dit pas de quel arbre il s’agit. La tradition juive y voit souvent un figuier aux feuilles suffisamment larges pour qu’Adam et Eve couvrent leur nudité. De même, la littérature chrétienne attribue au figuier l’avantage de ne pas perdre ses feuilles. Toutefois, les représentations varient : citronnier, vigne, dattier, cerisier, voire pommier au Moyen-Âge, où l’arbre trouvait sa place dans les églises alsaciennes ou sous leur porche, surmonté d’un grand cierge, avant de migrer dans les maisons pour cause d’incendies. Jusqu’à ce qu’au 19ème siècle, quand la tradition se généralise en Europe, le sapin supplante bientôt le pommier qui perd ses feuilles en hiver. Et le sapin s’avère nettement plus symbolique : toujours vert puisqu’il ne perd pas sa parure, il symbolise la vie au sein d’une nature en apparence morte. Surmonté d’un cierge, il est aussi lumière, comme le fils de Dieu éclairant les hommes en apportant la parole…

Filao, pin caraïbe, fleurit-Noël et poinsettia
• Bien sûr les grandes surfaces proposent des sapins tout droits importés de grandes forêts plantées expressément pour l’occasion. Surtout des sapins Nordmann, plus chers, mais plus résistants. Il se vend, 6,5 millions de sapins de Noel en France chaque année, dont 5,5 millions de sapins naturels et 1 million de sapins artificiels. Et si vous vous posez encore la question, sachez que les sapins artificiels sont plus néfastes pour l’environnement que les naturels. La démarche le plus écologique étant d’acheter un arbre, planté sur place qui fasse "office de" sapin ce dernier se cantonnant à des pays plus froids. Filao et Pins caraïbes font tout-à-fait l’affaire, même s’ils n’ont pas le port aussi touffu que les sapins. À vous d’en décorer quelques branches, joliment arrangées dans un grand vase.
• ne vous privez pas de planter (en pot pour pouvoir les disposer sur la terrasse à Noël) des poinsettia (Euphorbia pulcherrima ou Etoile de Noël) qui pare ses sommités d’un rouge flamboyant et des fleurit-Noël (Euphorbia leucocephala dite parfois Neige du Kilimandjaro), un peu plus petit, qui se couvre de blanc telle une grosse boule. Pour ces deux arbustes, la "floraison" coïncide avec les fêtes de Noël et du Nouvel An. Et (pour la petite histoire), dans les deux cas, ce ne sont pas les fleurs qui donnent la coloration rouge ou blanche aux sommités des arbustes, mais les bractées disposées en étoile. Les fleurs sont quant à elles totalement insignifiantes.

Égayez avec du rouge
Et comme les pommes étaient vertes, jaunes ou rouge, profitez-en. Le rouge, chaleureux et vitaminé s’invite toujours en cette fin d’année. C’est le symbole de la lumière, mais aussi du rire et de la bonne humeur, celui qui met du peps et de l’énergie. Les Scandinaves l’associent au blanc. La nappe se fait blanche et les serviettes rouges, les bougies rouges ou blanches, parfait pour un mariage réussi avec les déco "très nature". L’occasion aussi de mettre en valeur les pots de Poinsettia fleuris pour l’événement.

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Des cadeaux très "pensés"
Plus de surconsommation, mais des présents moins nombreux, qui atteignent leur but -faire plaisir-, que vous aurez si possible réalisés vous-même et très personnalisés. Bref, cherchez le cadeau idéal. C’est le défi de ce Noël.

La pratique se généralise, elle donne à réfléchir. La revente (ou l’échange), des cadeaux reçus. Les sites Internet qui proposent la revente ou le troc se multiplient. Du la guitare au drone, de la centrale à vapeur au sac de cuir… Au lendemain des fêtes des milliers de cadeaux sont mis en vente sur les sites d’occasion, certains encore dans leur emballage d’origine. Il parait que le phénomène ne choque plus et est même "entré dans les mœurs" et le pic "d’échange" a lieu dès… le 26 décembre. Heureusement le phénomène ne serait pas aussi généralisé que les commentaires pourraient le laisser croire. C’est tout de même un constat d’échec, pour celui qui a offert : doublons, mauvaises tailles, cadeaux inappropriés, les raisons sont multiples, pas seulement financières.

La symbolique du cadeau
Noël et ses cadeaux. Une fête où devraient se conjuguer le plaisir d’offrir et la joie de recevoir, cette devise servie à toutes les sauces qui n’atteint que rarement son objectif. Pas simple en effet de réussir son "don", sans que cette symbolique ne se perde au profit de démarches purement commerciales. C’est l’esprit même du cadeau qui doit être repensé. Là où le faire soi-même prend toute son importance qu’il s’agisse de cadeaux ou de déco. Car le cadeau fait lien, il manifeste d’un attachement (amour, amitié, affection, etc.) et que mettre "les mains à la pâte" ou se démener pour trouver l’idée qui va contenter l’autre, n’est pas une mince affaire.

Quand les traditions s’adaptent
Au départ fête plutôt religieuse, célébrant la naissance de Jésus-Christ à Betlhéem, Noël revêt aujourd’hui le caractère d’une fête familiale chrétienne, plus laïque que commémorative d’un événement religieux. La grande fête chrétienne étant célébrée à Pâques. D’ailleurs, le Christ ne serait jamais né un 24 décembre, date qui coïncide plutôt avec la fête du Soleil, fête païenne romaine qui se déroulait lors du solstice d’hiver et qui a été adaptée au christianisme. Noël est donc, avant tout, une fête de retrouvailles familiales et l’occasion de manifester son affection avec un cadeau (comme Dieu fit cadeau de son fils aux hommes pour en revenir aux symboles religieux).

Quelques idées made home
Selon que vous savez peindre, écrire ou cuisiner, coudre ou travailler le bois, sculpter ou relier, lancez-vous. Faites un foie gras, des pots de confitures, des truffes en chocolat, écrivez une nouvelle, peignez un tableau ou une aquarelle, réalisez des produits de beauté tout bio, cousez une trousse de maquillage, encadrez des photos, relookez et réhabilitez un petit meuble (la tendance "récup" est toujours d’actualité et économique. Surprenez, en jouant d’un look rétro et vintage).

Pour ceux que la high tech passionne
Une façon de ne pas surconsommer, malgré toutes les tentations ? Faire du deux en un. Les nouveaux smartphones, de plus en plus perfectionnés au niveau prise photographique, rognent progressivement le marché des appareils photos. L’arrivée de smartphones à double capteurs photos ne pourra que confirmer cette tendance. 
 Il est présent sur un nombre toujours plus grand de modèles (LG, Apple, Huawei, Honor). Un double capteur photo permet de changer d’angle de prise de vue, d’améliorer la qualité de l’image, d’obtenir un effet « bokeh » comme un bon appareil reflex (mettre l’accent sur un premier plan et simuler une faible profondeur de champ pour que l’arrière plan reste flou), ou encore choisir la zone de netteté après la prise de vue.

Des jouets connectés
Les jouets phares du Noël 2017 sont connectés. Pour les petits comme pour les grands, il est beaucoup question de robots, de voitures ou hélicoptères télécommandés, de jeux vidéos en réalité augmentée ou virtuelle, mais aussi de jouets éducatifs, voire de montres, livres, peluches, châteaux de princesses, drones, écrans tactiles, etc., la plupart des objets reliés à une application sur smartphone, permettant à l’enfant d’interagir avec le jouet, d’obtenir encore plus de possibilités (la 3D) et de progresser dans le jeu ou l’apprentissage. Les puzzles en réalité augmentée de Clementoni par exemple, prennent une nouvelle dimension et plongent les joueurs au cœur du paysage. L’initiation à la programmation est désormais ludique et touche aussi les plus jeunes, avec de nouveaux robots qui s’ils demeurent ludiques, n’en sont pas moins éducatifs (certains sont adaptés aux plus jeunes dès 5 ans). Les incontournables super-héros. Noël 2017 sera marqué par la sortie, au cinéma, de l’épisode 8 de la grande saga Star Wars "Les derniers Jedi" qui s’accompagnera, nul n’en doute, d’une kyrielle de jouets à l’effigie de ces héros de science-fiction, de Dark Vador à la Princesse Leila, en passant par Chewbacca.

Aux jouets plus classiques
La construction demeure une activité ludique importante : Légo n’est pas en reste qui propose… Star Wars… Playmobil, Meccano, jeux magnétiques Les jeux de société qui ont connu un regain d’intérêt parce que conviviaux entre amis ou en famille. Ces jeux cultes (Monopoly, Cluedo, Risk, Trivial Pursuit, Pandemia, Scrabble, Asmodée, Pictionary, etc.) sont indispensables. Les jeux d’adresse et autres casse-tête. Tous les jeunes ont, ou auront, un hand spinner (même si la mode passe vite), les adultes préférant un Fidget cube pour se déstresser. Indémodable demeure par contre le Rubik’s cube… Les loisirs créatifs. Pâte à sel, pâte à modeler, nécessaire à peindre ou à dessiner, gommettes, ardoise magique, kit de mosaïque, etc. Pour donner aux enfants le goût de créer.

Le Grand prix du jouet 2017
Chaque année, les Grands Prix du Jouet récompensent certains fabricants de jouets dans des catégories différentes. Pour la 34e édition voici quelques jouets qui ont été mis en exergue (parmi els 24 retenus) :

- Barbie monte à cheval et (nouveauté), son cheval s’anime, avance, tourne de 360°, hennit, émet de la musique et danse… Il peut même manger les carottes que l’enfant lui présentera (dès 3 ans)

- Clémentoni, un robot éducatif et parlant qui aide l’enfant à acquérir les bases de calcul, les lettres, les couleurs, le nom des animaux (dès 5 ans)

- Bioviva, un classique désormais version junior, un jeu éco-conçu et fabriqué en France, pour découvrir de façon ludique la planète, ses animaux, des lieux emblématiques (à partir de 5 ans)

- la poupée parlante Lou et son toutou, interagit et chante avec son chien qui se dresse et aboie au son de sa voix (de 2 à 8 ans) Cinq jeux de société ont emporté les faveurs du Jury : "Badaboule" de Megableu (jeu d’adresse), "Le Cadenas électronique" de Dujardin (jeu d’évasion), "Tacam Gober" de Splash-Toys (jeu d’action enfant), "Loony Quest" et "Unlock" d’Asmodée, respectivement jeu famille et jeu coopératif.

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Un repas dans la stricte tradition

Une fois par an, pour Noël, l’occasion de replonger dans l’histoire du pays, ses us et coutumes gastronomiques. Réservez au Jour de l’An, foie gras et autres huîtres d’importation, à Noël mangez local et traditionnel, avec pour la plupart, un retour dans les souvenirs d’enfance et pour d’autres une incursion dans la mémoire collective.

Fête à la fois religieuse et laïque, la célébration de Noël demeure aux Antilles la principale fête catholique après Pâques. Et, au niveau gastronomique, fait la part belle au cochon, au cochon-planche, à dos étroit. Le menu-type, en effet, comporte traditionnellement : une entrée à base de jambon de Noël caramélisé au sucre de canne en Martinique, à la sauce chien en Guadeloupe, des pâtés de cochon salés (pâte brisée fourrée avec de la chair de porc roussie et hachée), des boudin de cochon bien relevé. en plat de résistance, un ragoût de cochon aux pois d’Angole et à l’igname Saint-Martin (dite bokodji ou yam bois), ou riz blanc, lentilles et bananes. enfin un dessert composé d’une salade de fruits ou d’un diridou (riz blanchi, cuit dans du lait sucré chocolaté, agrémenté de cannelle, muscade, zeste de citron, et qui se déguste à température ambiante), voire d’une préparation à base de coco (un flanc coco, un blanc-manger coco). Le tout arrosé de punchs et de liqueurs :
• le shrubb, préparé uniquement à cette période de l’année parce qu’il correspondait aussi à la saison des oranges, le punch coco, l’Alexandra (punch coco agrémenté de sirop de grenadine, très sucré)
• le madou pour les enfants, (oranges épluchées et pressées, dont les quartiers sont plongés dans le jus fortement sucré et servi frais) et du sirop de groseille
• de nombreuses liqueurs de fruits de saison (prunes de mombin, cerises, surettes cochon…)
• le rhum sucré au sirop de groseille.

Multipliez les "jus pays"
Jus d’orange, de prune de Cythère, de mangue ou d’ananas, les enfants adorent et c’est mieux qu’un soda. Choisissez des verres colorés et habillez-les d’une tranche de fruit (orange, ananas, pomme) parsemée de confettis alimentaires, sucrés et colorés… Agrémentez le jus de fruit d’une pointe de cannelle en poudre ou d’une goutte de vanille. Pensez à la goyave que les enfants aiment particulièrement, ainsi qu’au jus de tamarin coupé avec un fruit moins acide comme la mangue. Et au sirop de groseille bien sûr…

Pourquoi le cochon est-il roi à Noël ?
Ce serait principalement en raison de l’influence des pratiques issues des campagnes françaises que la viande a pris toute son importance à Noël aux Antilles. Et le cochon tout particulièrement, en raison de "son rythme de croissance qui épouse les saisons, et notamment la saison sèche, où encore petit, ses besoins en nourriture peuvent être comblés avec la nourriture plutôt rare en saison de carême", expliquent les auteurs du "Grand livre du cochon créole. Ed.Orphie". Car, il faut compter "trois mois, trois semaines, trois jours pour la gestation du porc" et si, en décembre, le cochon a été sacrifié pour Noël, il faut recommencer le cycle de sa production et compter sur les variations saisonnières qui font, qu’après carême, s’ouvre une période faste pendant laquelle la nourriture revient et avec elle, une certaine abondance produisant déchets, et restes de plats consommés dans les foyers. Et, c’est finalement, après la Toussaint que "les porcs domestiques ont déjà atteint une maturité qui permet de les abattre". Quand l’importation prend le relais :
• Antan lontan, "le jour de Noël, le tueur de cochons passait de village en village et abattait les cochons. Puis chaque famille s’affairait à sa préparation, sous toutes les formes. Une fois le cochon préparé, commençait le « porte à porte » : la visite des amis et des proches, arrosée de punchs accompagnés de pâtés, de jambon, de boudin…".
• Malheureusement la production locale ne pouvait guère (et ne peut toujours pas) satisfaire à la demande. Dès le début du 20ème siècle, les premiers jambons de Noël étaient importés depuis la Virginie (États-Unis-. Ils étaient livrés fumés et largement salés pour les conserver. Plusieurs jours de dessalage dans de l’eau étaient nécessaires avant de les cuire. Dans les années 1970, les jambons furent finalement acheminés d’Amérique congelés, et le dessalage fut révolu. Il restait à les cuire et les caraméliser (selon une tradition anglo-saxonne ou préférer faire une sauce relevée). Une dizaine d’années plus tard, le relai fut pris par l’entreprise française Marion, qui proposait les premiers jambons de Noël précuits, toujours largement distribués aux Antilles. Nul besoin désormais de les cuire, il faut juste les caraméliser au four ou les accompagner d’une sauce chien.

Quand le temps ne comptait pas
Qu’il s’agisse de préparer le cochon-planche ou le schrubb, ou cueillir des ignames, il fallait laisser du temps au temps… En avons-nous encore assez ?
• pour récupérer l’igname de Noël la plus recherchée : le bokodji et l’igname Saint-Martin, en Martinique, que l’on trouve à l’état sauvage dans les sous-bois, prêtes à être cueillies pour Noël et qui donne toujours lieu à des "fouilles", tout comme en Guadeloupe.
• pour pouvoir tuer le cochon, car il lui aura fallu une année pour atteindre une taille suffisante
• pour réaliser le schrub, car c’est en décembre que sont mures les mandarines et oranges dont les pelures sont mises à macérer au soleil et là encore sans avoir à se presser.


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