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Saison cyclonique : de nombreux phénomènes en prévision



2017 aura été « exceptionnelle », pour ne pas dire catastrophique. La saison cyclonique a été la plus intense jamais observée aux Antilles. Et les prévisions pour cette année laissent à penser qu’il faut encore se préparer au passage de quelques phénomènes d’importance.

Les météorologues et spécialistes de l’observation des cyclones sont unanimes : il faut s’attendre à une saison plus intense que la moyenne des trente dernières années dans l’Atlantique Nord, mais pas aussi active qu’en 2017. Il faut dire que nous avons battu tous les records l’année dernière. En tout, dix ouragans ont été enregistrés par les satellites météorologiques entre août et octobre 2017, avec les conséquences dévastatrices que l’on connaît. Mais c’est surtout la puissance inédite des vents dans l’arc antillais ainsi que leur durée et la vitesse d’intensification qui nous font retenir les noms de Harvey, Irma et Maria. Pour rappel, Irma, qui a notamment dévasté l’île de Saint-Martin, fait parti des cinq ouragan les plus puissants au monde. Le cyclone Maria, lui, a ravagé la Dominique avant de toucher l’Archipel de Guadeloupe. Des phénomènes qui nous rappellent que nous devons anticiper au maximum les catastrophes afin de nous prémunir du danger.

Être prêt pour la saison 2018 Selon les instituts de prévisions météorologiques internationaux, entre 12 et 15 tempêtes tropicales pourraient se succéder en Atlantique Nord. Parmi ses tempêtes, entre 6 et 8 pourraient se transformer en ouragan. Et le plus inquiétant, c’est que jusqu’à 5 d’entre eux pourraient devenir des phénomènes majeurs. Les prévisions sont donc plus hautes que la moyenne fixée à 3 phénomènes majeurs. Et selon la NOAA (National Oceanographic and Atmospheric Administration), ces prévisions ont historiquement 70% d’exactitudes. Nous n’allons donc pas échapper à de nouveaux risques majeurs auquel il faut se préparer au mieux. La saison a d’ailleurs commencée avec une semaine d’avance puisque la tempête tropicale Alberto s’est formée dès le 25 mai dans la Caraïbe. Pour se rassurer, on peut se rappeler qu’en 2017, la saison avait été encore plus précoce avec une première tempête dès la mi-avril.

Pourquoi donne-t-on des noms aux phénomènes cycloniques ? Un nom est donné aux tempêtes afin qu’elle soit plus faciles à reconnaître sur les cartes et éviter les confusions. Depuis 1953, six listes de vingt et un noms, créées par le National Hurricane Center de Miami, se succèdent et se répètent. Un nom ne peut être enlevé que s’il évoque un phénomène trop meurtrier ou douteux, comme Hugo, Katrina ou plus récemment Irma. Ainsi, l’organisation mondiale météorologique a choisi le nom des phénomènes potentiels qui vont se déclarer durant la saison. En suivant l’ordre alphabétique, la liste est la suivante : Alberto, Beryl Chris, Debby, Ernesto, Florence, Gordon, Helene, Isaac, Joyce, Kirk, Leslie, Mickael, Nadine, Oscar, Patty, Rafael, Sara, Tony, Valerie et William.

Comment bien se préparer

Préparer la saison cyclonique est indispensable dans notre département. Tout le monde connaît plus ou moins les précautions d’usage mais pourtant, lorsqu’un cyclone est annoncé aux informations, c’est la cohue de dernière minute dans les magasins. Pourtant, certaines actions pourraient être anticipées.

Chaque année, la Martinique est soumise au risque cyclonique entre les mois de juin de novembre. Afin de se préparer, il convient de se confectionner, dès le début de la saison, et même si les conditions météorologiques sont clémentes, un kit d’urgence à avoir chez soi (voir encadré). Il s’agit de pouvoir vivre de manière autonome pendant plusieurs jours si l’électricité et l’eau venaient à être coupés. Pensez à bien placer ce kit dans un endroit facile d’accès. Ensuite, afin de mieux vous protéger vous, ainsi que votre entourage, procédez à quelques vérifications de votre habitation. Tout d’abord, en consolidant les portes et les fenêtres de votre maison. Vérifier également l’état de votre toiture et du système d’évacuation des eaux pluviales. Si votre habitation est située en zone inondable, pensez à préparer un système qui permettra d’atténuer la pénétration de l’eau dans la maison (voir p. ? : Gérer le risque d’un logement en zone inondable). Enfin, renseignez-vous auprès de votre mairie afin de connaître les abris sûrs les plus proches de votre domicile. Toutes les communes en ont mais il vaut mieux les connaître à l’avance, surtout si votre logement est exposé. Ainsi, la mairie pourra vous renseigner sur ce dont vous aurez besoin d’emmener.

La Check-list du kit d’urgence  Eau : dix litres par personne  Outils de base : couteau de poche multifonction, ouvre-boîte  Nourriture de secours : barres énergétiques, fruits secs, conserves, petits pots pour bébé, etc.  Lampe de poche avec piles de rechange  Radio avec piles de rechange  Trousse médicale de premiers soins : bandelettes, alcool, sparadrap, paracétamol, produits hydroalcoolique, diarrhéique.  Double des clés de la maison  Photocopies de vos papiers d’identité  Vêtements et chaussures de rechange  Papier hygiénique et essentiel d’hygiène personnel  Sac de couchage et couverture de survie (Informations préfecture)

Les numéros d’urgence à connaître  17 : secours police  18 : sapeurs-pompiers  15 : samu  114 : numéro d’urgence pour les personnes sourdes et malentendantes  196 : pour déclencher des secours en mer

Cyclone à l’approche : mesures et précautions Connaître le niveau des alertes donnés par les autorités est primordial, que ce soit pour votre sécurité personnelle ou celle de votre entourage. C’est aussi le bon moment pour faire preuve de solidarité en s’aidant les uns les autres. L’annonce du cyclone : alerte orange Lorsque l’alerte orange est donnée, procédez à ces aménagements qu’il vous était impossible de faire avant. haubanez les cases légères et les auvents enlevez les objets susceptibles de devenir des projectiles (tables, chaises, outils, etc.) démontez les antennes de télévision et de radio remisez les embarcations débranchez le système de remplissage de la citerne d’eau pluviale et protégez le réservoir rentrez les animaux domestiques à la maison faites le plein de carburant des véhicules consolidez portes et fenêtres dépourvus de volets avec les contreplaqués mettez hors d’eau les meubles et appareils électroménagers mettez vos documents personnels (papiers d’identité, carnet de vaccination, carte de groupe sanguin, contrat d’assurance, carte vitale, carte de mutuelle). etc.) à l’abri, dans un sac avec vos bijoux et autres petits objets précieux restez à l’écoute des médias (radio, télévision, Internet) L’arrivée du cyclone : alerte rouge L’alerte rouge est lancée. Tout le monde rejoint son domicile et attend la fin du phénomène. Quand le phénomène commence, vous ne pourrez pas l’ignorer. Soyez vigilants. restez à l’écoute de la radio coupez le courant électrique et l’arrivée d’eau maintenez-vous éloigné des ouvertures n’utilisez pas de feu à flamme nue (allumette, briquet, etc.) si une ouverture venait à céder, il peut être utile d’ouvrir une porte ou une fenêtre située sous le vent, c’est-à-dire à l’opposé de la direction du vent, pour ne pas l’emprisonner dans la maison. restez à l’abri jusqu’à la fin de l’alerte La fin du cyclone : alerte grise C’est l’heure des constats, mais attention aux conséquences du cyclone. Arbres déracinés, végétation malmenée, lignes électriques pendantes, éboulements, tôles et ferrailles éparses, cours d’eau en crue… Ne vous déplacez qu’en cas d’urgence (blessure, etc.), sauf pour vous assurer que le voisinage isolé (notamment les personnes âgées) n’a pas besoin de secours et signaler les blessés éventuels aux services de secours (SDIS, SMUR, Gendarmerie). Sinon : n’encombrez pas le réseau téléphonique inutilement procédez à une reconnaissance des dégâts procédez aux réparations d’urgence ne consommez que l’eau embouteillée continuez à suivre les informations aidez, si besoin, les équipes d’intervention au dégagement des voies de circulation. Les niveaux d’alerte et leur signification JAUNE : Soyez attentifs 36 heures avant que le phénomène puisse intéresser la Martinique. Les services de sécurité sont en vigilance, mais la population n’a pas à prendre de mesures particulières ORANGE : Préparez-vous. Soyez très vigilants 24 à 36 h avant le début des vents forts prévus (> 63 km/h). Des bulletins Météo sont donnés en moyenne toutes les 6 heures, la population se prépare : achats de précaution complémentaires, préparation des habitations et des abris, ainsi que des alentours, etc. ROUGE : Protégez-vous. Une vigilance absolue s’impose 6 à 12 h avant les vents forts prévus (>63 km/h). Maximum du niveau d’alerte pour un cyclone à impact modéré ou assez fort. La cellule de crise de la Préfecture est activée. Il y a cessation des activités professionnelles, commerciales et scolaires, chacun rejoint son lieu d’habitation ou un abri. Les bulletins de suivi de Météo France sont donnés toutes les 3 heures en général. VIOLET : Confinez-vous. Le passage du cyclone violent est imminent sur tout ou partie de l’île et les premiers effets sont déjà ressentis. La population est appelée à respecter un strict confinement dans les maisons ou les abris, la circulation est interdite. Une information spécifique est diffusée. Seuls les services d’intervention (SDIS, SMUR, Gendarmerie nationale, services territoriaux) effectuent les dernières patrouilles de contrôle au déclenchement de ce niveau d’alerte. GRIS : Restez prudent. Après l’impact d’un cyclone dès que les conditions météorologiques le permettent. C’est la fin du confinement, le début de la reconnaissance des dégâts et l’engagement des premiers travaux

S’assurer en cas de cyclones

Les cyclones sont des phénomènes complexes et non uniformes d’une commune à une autre. Aussi, plusieurs éléments sont pris en compte pour que soit déclaré l’état de catastrophe naturel. Tour d’horizon des questions qu’on se pose souvent concernant notre assurance en cas de cyclone.

1- Qu’est-ce qu’une catastrophe naturelle ? Il s’agit d’événements rares tels que les inondations, coulées de boue, sécheresse et, dans une moindre mesure, avalanches, tremblements de terre, action mécanique des vagues, glissements et affaissements de terrain. La catastrophe naturelle peut être déclarée lorsqu’une ou plusieurs de ces composantes se produisent avec une intensité anormale et il appartient à l’administration d’analyser commune par commune si les conditions de reconnaissance de cet état sont réunies. 2 – Le cyclone fait-il alors partie des catastrophes naturelles ? Le cyclone conjugue action du vent, action mécanique des vagues, submersion marine, inondations, coulées de boues, etc. Si l’intensité du vent doit atteint au moins 145 km/h en moyenne sur dix minutes ou 215 km/h en rafales mesuré en surface, l’état de catastrophe naturelle peut être déclaré. En deçà de ces valeurs, les effets du vent dus aux tempêtes, ouragans et cyclones ne relèvent pas du régime des catastrophes naturelles mais de votre contrat d’assurance habitation. Celui-ci contient obligatoirement une garantie tempête qui couvre les dommages causés par le vent. C’est l’administration qui analysera si les conditions de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle sont réunies et qui prendra ensuite un arrêté.

3 – Que prévoit la couverture « garantie catastrophe naturelle ? » Cette couverture prévoit la prise en charge des dégâts subis par les logements, les véhicules, les commerçants, les artisans, les entreprises, les biens des collectivités locales dès lors qu’ils sont assurés par un contrat d’assurance dommages. Elle n’intervient cependant que si les vents dépassent 145 km/h en moyenne sur dix minutes ou 215 km/h en rafales mesurés en surface. En dessous de ce seuil, l’indemnisation relève de l’assurance tempête classique, prévue dans les contrats multirisques habitation.

4 - Qu’est-ce que le fonds de secours pour l’Outre-Mer ? Il a été créé pour les particuliers et les petites entreprises à caractère artisanal ou familial dont les biens non assurés ont subi d’importants dommages, aux exploitants agricoles pour leurs pertes de fonds et de récoltes, et aux collectivités territoriales pour les dégâts causés sur leurs équipements publics non assurables. La demande est à faire auprès de la mairie.

5 – Et si l’état de catastrophe naturel n’est pas reconnu ? Si l’état de catastrophe naturelle n’est pas reconnu, les sinistrés doivent faire jouer leur propre contrat d’assurance habitation et la garantie. Ils doivent déclarer le sinistre auprès de leur compagnie au plus tard ans les cinq jours ouvrés qui suivent la survenue des dommages. Attention, chaque contrat contient des garanties, un montant de franchise, un plafond de garantie, qui lui sont propre et à vérifier.

Info + La réforme du régime public d’indemnisation des victimes de catastrophes naturelles devrait voir le jour prochainement. Longtemps réclamée par la profession, elle reste inchangée depuis 1982.

Concevoir des bâtiments résistants aux ouragans

Le passages des Ouragans Irma et Maria et leurs conséquences dévastatrices dans les Îles du Nord ont remis sur la table la question des normes de sécurité quant aux constructions dans les Antilles. Aussi, l’Etat et la collectivité de Saint-Martin ont publié un « guide des bonnes pratiques » au début du mois de juin.

Les territoires de Martinique, Guadeloupe et des Îles du Nord sont exposés aux risques sismiques et cycloniques. Les constructions doivent en effet résister aux vents violents et aux pluies torrentielles. Afin d’éviter que les murs ne se fissurent et ne tombent, que la toiture s’envole ou encore que les fenêtres se brisent durant un phénomène météorologique d’ampleur, des règles particulières de construction ont été mises en place. Toutefois souvent peu respectées, et ayant engendrés de larges dégâts lors des passages des ouragans Irma et Maria en 2017, une cinquantaine d’experts a été mobilisée pour l’élaboration d’un « guide de bonnes pratiques pour la reconstruction et la réhabilitation de l’habitat ». Principalement conçu pour Saint-Martin, ce guide se veut néanmoins, utile pour l’ensemble du territoire des Antilles. Dans son introduction, Julien DENORMANDIE, Secrétaire d’État à la cohésion des territoires affirme qu’il s’agit de « tirer les enseignements de l’événement et partager les nouveaux savoir-faire pour capitaliser, prévenir les risques et assurer la sécurité des populations. Ce guide est parti de l’idée simple qu’en échangeant ensemble sur les bonnes pratiques, en informant sur les risques et les solutions techniques, on pouvait progresser collectivement, mieux se préparer à demain en apprenant d’hier et de tous. » Le guide s’articule autour de six thématiques : la couverture métallique, les charpentes en bois, les fenêtres et baies vitrées , les maçonneries, les structures en bois et les auvents. Alors concrètement, quelles sont les bonnes pratiques à suivre afin de concevoir des bâtiments davantage résistants aux ouragans ?

Pas de norme unique Il n’existe pas de norme unique traitant toutes les spécificités des règles concernant les constructions anticycloniques, ainsi, elles varient d’un territoire à un autre mais s’articulent principalement autour de trois axes de conception :  réduire la prise au vent  assurer le contreventement  maximiser l’ancrage au sol Selon les normes en vigueur aux Antilles, les constructions anticycloniques courantes doivent résister à des pressions de vent variant entre 120 à 250 km/h.

Le chiffre : 60% A Saint-Martin, 60% des propriétaires n’étaient pas assurés lors des passages des ouragans en 2017 et ont, par conséquent, du procéder à l’auto-reconstruction afin de limiter les coûts.

Les règles de construction

L’objectif de ces règles est avant-tout, la sauvegarde des vies humaines même si la construction, elle, subit des dommages. Il faut garder en tête qu’il n’existe pas de risque zéro.

Cinq points que la construction doit donc avoir : 1. Des fondations bien dimensionnées et ancrées, notamment en zone inondable ou en pente du fait du risque de glissement de terrain et du risque d’affouillement dû au ravinement, avec si besoin l’utilisation de massifs de fondations (parafouilles), voire si possible un encastrement des fondations dans la roche sous-jacente. 2. Des contreventements. Ce sont des dispositifs qui assurent la stabilité d’un ouvrage vis-à-vis des sollicitations horizontales (pression du vent) en répartissant au mieux les efforts qu’il subit. Horizontal le contreventement est réalisé au niveau des planchers et de la toiture ; vertical, il stabilise la structure sur toute la hauteur de l’ouvrage tout en apportant un minimum d’efforts aux fondations. 3. Peu de prise au vent avec des débords de toiture à minima (au delà de trente centimètres, des techniques particulières sont nécessaires pour limiter le risque de soulèvement du toit) 4. Une toiture à plusieurs pans (4 au minimum), avec une inclinaison de 30°, fixée à l’aide de vis (jamais de clous qui s’arrachent facilement), avec recouvrement et ancrage corrects des tôles ondulées (ancrage toutes les trois ondes et fixation des tôles aux extrémités du toit, par des vis tous les 50 cm). S’agissant de tuiles à emboîtement, elles doivent être scellées aux extrémités et au faîtage 5. Des ouvertures, portes et fenêtres, renforcées et protégées en évitant les trop grandes baies vitrées, et en choisissant une épaisseur de vitrage d’au moins 6 mm.

Bien choisir son implantation Tout d’abord, il faut proscrire les terrains situés sur les reliefs et en haut des ruptures de pente. De plus, il est recommandé d’observer une distance d’environ 20 mètres par rapport au bord de la falaise. Il est recommandé également de faire une étude de sols avant tout projet, car le bâtiment peut être enseveli par un glissement de terrain, par une liquéfaction du sol ou par l’effondrement de la falaise, du versant. Ensuite, évitez également de construire en bordure de littoral ou dans une zone inondable.

Encadré 2 : Les volets pour mieux se protéger Rien de mieux pour protéger des fenêtres, vitrées ou à jalousies qu’un volet. Et parmi tous les volets (à battant, dépliants ou roulants), c’est sans nul doute le volet roulant qui assure le moins de prise au vent, tout en assurant isolation thermique et phonique. Une fois descendu en effet, le volet roulant est calé dans ses glissières (coulisses), une fois relevé (ouvert), il est protégé dans son caisson. Plus encore, le plus sûr des volets serait le volet, roulant ou battant, motorisé dont le système de verrouillage serait plus performant sans oublier le confort d’une commande à distance. Enfin, certains modèles, intègrent des dispositifs, comme les bloqueurs automatiques et les systèmes anti-arrachement qui assurent plus de résistance aux éléments et davantage de sécurité.

Gérer le risque d’un logement en zone inondable

« Mieux vaut prévenir que guérir » dit le dicton. Habiter en zone inondable est un risque non-négligeable. Mais des protections existent pour votre logement en cas de catastrophe naturelle.

Habiter sur une île, c’est forcément s’exposer à un risque d’inondation ou de submersion. En Martinique, comme dans chaque département, ce risque est cartographié par la préfecture. Avant de s’installer dans un nouveau logement, il peut donc être intéressant de consulter ces diagnostics (voir encadré). En Martinique, les principaux risques se trouvent à Fort-de-France et au Lamentin. Les habitations à proximité des cours d’eau sont aussi classées en zone à risque. Assurer son logement La loi réglemente et interdit désormais les constructions dans certaines zones si le risque d’inondation est trop élevé. D’autres secteurs restent cependant habitables, même si la menace a été identifiée. Pour vivre en zone inondable, mieux vaut alors être bien assuré. Reste que les assureurs ont la liberté de refuser votre dossier s’ils estiment que le risque est trop important. Dans ce cas, il faut se tourner ver le Bureau Central des Tarifications qui sera charger de designer d’office un assureur à des conditions et tarifs encadrés par la loi. Et si une inondation survient ? Grâce à votre contrat d’assurance, vous possédez un garantie « catastrophe naturelle ». Pour quelle soit valable, il faut attendre qu’un arrêté ministériel de déclaration de catastrophe naturelle soit publié au Journal Officiel. Vous avez alors 10 jours pour déclarer votre sinistre. Votre assureur vous demandera des preuves d’achat de vos biens endommagés. Pour éviter les litiges, il est donc important de bien conserver toutes ses factures, voire de faire des photos de ses équipements. Après avoir mené son expertise, l’assureur dispose de 2 mois pour vous verser une provision et 3 mois pour vous indemniser en totalité.

Comment savoir si j’habite dans une zone inondable ? Pour savoir si votre logement est situé en zone inondable, il suffit de consulter le dossier départemental des risques majeurs. Il est disponible via le site internet suivant : www.gouvernement.fr/risques. Mais attention, même si votre logement se trouve dans une zone inondable, cela ne veut pas forcément dire qu’il encourt un risque. C’est le Plan de Prévention des Risques Naturels Prévisibles d’inondation (PPRNPi) qui cartographie les risques selon divers degrés. Vous pouvez le consulter à la mairie de votre commune.


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