<
Accueil du site > Articles > Habitat écologique > Des matériaux écologiques

Des matériaux écologiques

Habitat Ecolo



Vous souhaitez construire ou agrandir votre maison, voire rénover votre logement de fond en comble, utilisez des produits sains pour vous qui y habiterez et pour ceux qui les mettront en œuvre et qui, par ailleurs, préservent au mieux l’environnement.

Des matériaux de construction et de rénovation écologiques existent. Qu’ils soient désignés comme « écomatériaux », « matériaux biosourcés », « matériaux naturels », ils ont tous comme composants principaux, bruts ou transformés, « des produits d’origine naturelle, issus du sol (chaux, l’argile, gypse, chaux) de la sylviculture (bois, liège), de l’agriculture et de l’élevage (chanvre, lin, paille, laine) ». D’autres produits, cette fois issus du recyclage, sont désormais aussi utilisés en construction écologique. C’est le cas de la ouate de cellulose issue de journaux et de papiers recyclés, du coton obtenu par recyclage de tissus ou du granulat de verre utilisé pour la réalisation de dalles de fondation. L’important, pour un éco-matériau c’est de s’inscrire dans une démarche globale de développement durable, tant au niveau de ses composants, de sa fabrication, de sa mise en œuvre et de son recyclage.

Des critères techniques exigés Pour répondre à la qualification d’éco-matériau, un produit doit donc répondre à de nombreux critères. Non seulement comme la plupart des matériaux, écologiques ou pas, ils doivent posséder des performances techniques et fonctionnelles, durer dans le temps, avoir des qualités architecturales, et répondre à des classifications de performance s’agissant de leur résistance au feu, à la chaleur et/ou à l’humidité. Mais plus encore, les éco-matériaux doivent :
- être sains en n’émettant pas de COV (composés organiques volatils)
- répondre à des critères environnementaux couvrant leur cycle de vie, depuis leur production, jusqu’à leur élimination ou leur recyclage
- avoir une empreinte écologique minimale et un faible impact en terme d’émissions de gaz à effet de serre. La notion de développement durable englobe par ailleurs des critères socio-environnementaux tels que la création d’emplois locaux et/ou le maintien de la production sur place, du fait de l’utilisation de ce matériau. Sans oublier, la protection de la main d’œuvre pour qui l’utilisation de ce matériau ne peut entraîner de pathologies.

Le bois en tête de file Produit naturel servant à tout faire, qu’il s’agisse de la structure porteuse (poutres pour l’ossature, la charpente, le contreventement), du cloisonnement (grâce à des panneaux), de l’isolation (en laine de bois), le revêtement de sol (parquet), il peut être le seul et unique matériau intervenant dans une construction. Naturel et sain, encore faut-il que le bois utilisé provienne de forêts gérées durablement. Le certificat FSC est attribué à de telles forêts. Il en est de même pour le label PEFC, qui est le plus important au niveau mondial pour la certification de forêts (il représente environ 70% de toute la surface certifiée).

De la terre à la brique Plus encore que le bois, la terre est l’éco-matériau par excellence. Car, prélevée sur le site de la construction ou tout près, elle fait l’économie d’un transport. Comme le bois, elle ne génère pas de déchets et nécessite très peu d’énergie, sauf à la cuire au four. Crue ou cuite et façonnée en briques, elle constitue (avec le bois) l’élément de base des structures porteuses d’une construction. Elle sert à ériger des murs et soutient sans problème une charpente et des menuiseries. La terre, excellent régulateur hygrométrique, est par ailleurs dotée de très bonnes performances thermiques et phoniques. Alors que les maisons en bois sont nombreuses aux Antilles et en Guyane, l’utilisation de la terre crue est rare. Elle progresse doucement en Guyane où une quinzaine de maisons individuelles et de locaux tertiaires ont ainsi été construits en 2000-2010. Plus récemment 2016, le hall et les unités de vie de l’IME de Rémire-Montjoly ont été réalisés en terre crue.

La terre, une alternative au béton La terre crue, utilisée depuis onze millénaires, reste aujourd’hui le matériau de construction le plus répandu à travers le monde. Un tiers de l’humanité vit dans un habitat en terre, soit plus de deux milliards de personnes dans 150 pays. En France, quinze pour cent du bâti était encore en terre crue en 2010, érigé selon différentes techniques propres une région donnée : le Rhône-Alpes utilisant le système du pisé pour ses maisons en terre porteuse (la terre de cette région, avec sa granulométrie homogène se prêtant au coffrage) ; le Sud-Ouest, dont la terre possède peu de cailloux, privilégiant l’adobe (brique séchée au soleil et faire d’argile mélangée à une faible quantité de paille hachée) ; le Nord-Pas de Calais et sa terre argileuse donnant priorité au torchis (ciment naturel fait d’argile, d’eau et de fibres, coulé dans une ossature) ; la Bretagne optant pour la bauge (terre avec fibres végétales, dans un état souple permettant d’ériger des surfaces verticales). (info Wikipedia)

La chaux pour les murs Nettement moins écologique, la chaux est obtenue à partir de la cuisson à haute température (900 à 1100 degrés) de roches calcaires. Elle a donc besoin d’énergie et dégage du CO2, toutefois moins que le ciment. Elle se prête à tous les mélanges (argiles, sable, etc.), se lie à d’autres matériaux (paille, pierres, etc.). Et possède de nombreuses qualités, notamment une perméabilité à l’air en laissant « respirer les murs » et une imperméabilité à l’eau, qui en font l’enduit idéal pour tous les murs, intérieurs comme extérieurs. Complètement blanche, elle se teinte avec des sables colorés ou des colorants. Et utilisée comme enduit, elle prend différents aspects en extérieur (enduit écrasé, jeté, lissé, gratté ou épongé) ou en intérieur (finition mat, satiné, lissé, stuqué, grené, peigné, etc.). Son application nécessite un certain savoir-faire.


logo Domîciles