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En bord de mer adoptez les succulentes



Dites grasses ou succulentes, certaines plantes, dont les cactées, sont adaptées aux zones géographiques les plus sèches. Elles ont en commun des caractéristiques et des stratégies d’économie d’eau qui leur permettent de survivre dans des conditions extrêmes.

Agaves, aloès, cactus, cereus, euphorbiacées, kalanchoe, sanseveria, yucca, etc., elles sont nombreuses ces plantes qui résistent à la sécheresse, au soleil et souvent au vent. Au total, une trentaine de familles botaniques peuvent agrémenter les jardins de la côte caribéenne sous le vent, là où la pluviométrie est minime et la chaleur plus intense.

Adaptées à la sécheresse Ces plantes, dites aussi xérophytes, sont d’une part charnues avec feuilles et tiges renflées, à savoir organisées pour stocker d’importants volumes d’eau et d’éléments nutritifs dans le tissu aquifère de leurs tiges, leurs feuilles et leurs racines. D’autre part, leurs feuilles sont généralement de petite taille (jusqu’à prendre la forme d’une épine), recouvertes d’un épiderme épais, parfois cireux, voire poilu pour limiter au maximum la transpiration, et donc les pertes en eau. Enfin, un métabolisme particulier leur permet de fermer leurs stomates (petits pores permettant à la plante de respirer) pendant la journée, pour limiter l’évaporation et de les ouvrir la nuit pour prélever le gaz carbonique nécessaire à leur vie, fonctionnant ainsi à l’inverse des autres plantes qui ouvrent leur stomates pendant la journée. Enfin, les succulentes ont un système racinaire profond et très souvent des fleurs (qui apparaissent après la pluie) hautement colorées et odorantes pour attirer les insectes pollinisateurs.

2.500 espèces de cactées Parmi les plantes grasses, les cactées sont les plus connues et toutes originaires du continent américain. Elles se distinguent des autres plantes grasses par la présence d’aréoles, qui sont de petites excroissances de la plante à partir desquelles partent -en faisceau-, épines, poils, feuilles, fleurs. Chez certains cactus, les épines sont remplacées par des glochides (petits aiguillons barbelés, très fins, regroupés en touffes), épines et glochides correspondant en fait aux branches et feuilles des autres plantes qui ont regressé au cours de l’évolution en milieu aride. On en trouve de toutes tailles et de toutes formes : colonnaires en forme de cierges (Cereus qui en atteignant dix mètres de haut emmagasine 3.000 litres d’eau comme il en existe à l’anse Grosses Roches), boule (Mammilaria, Echinopsis, Astrophytum…), raquette (Opuntia comme le figier de Barbarie), arborescent (Schlumbergera), primitif à vraies feuilles et aiguillons (Pereskia), etc.

Les succulents qui toutes ne piquent pas Leur diversité est immense, on en rencontre dans de nombreuses familles botaniques.
- chez les euphorbes, elles sont pourvues d’excroissances épidermiques (au lieu d’aiguillons) contenant une sève blanche et toxique et sont dépourvues d’aréoles. Les plus répandues prennent la forme de grandes tiges vertes assez droites, avec quelques ramifications (Euphorbia triangularis). Certaines ressemblent à des cactus Euphorbia enopla.
- chez les crassulas, elles ont des feuilles vertes, épaisses, charnues, et des formes variables, de l’arbuste, à la petite rosette, en passant par la touffe. Elles sont très employées dans les rocailles. Cette famille regroupe de nombreuses plantes grasses telles que Crassula, Kalanchoe, Echeveria, Sedum, Sempervivum.
- les aloès ont des feuilles triangulaires ou à bords parallèles, unies ou à rayures ou taches, plates ou à section en forme de V, entières ou épineuses, disposées en spirale et réunies en rosettes terminales, et plus rarement, disposées en deux séries (comme Aloes. plicatilis). L’inflorescence est en grappe simple, ou en épi, voire en panicule au sommet de la tige. Les formes vont de la petite rosette terrestre (10 cm pour Aloes parvula), à la longue tige, ou à l’arbuste. Certaines vivent enfouies dans le sol et ne laissent paraitre que quelques feuilles.
- les agaves, très ressemblantes aux aloès, mais botaniquement très éloignées. Elles poussent durant des années et ne fleurissent qu’une fois avant de mourir. Alors que les aloès fleurissent tous les ans. Les feuilles sont généralement peu épaisses, bordées d’épines (comme chez certains aloès), se terminant par un piquant. Elles sont fibreuses et plus ou moins succulentes et poussent à la verticale, imbriquées les unes dans les autres. La plante peut atteindre 3 mètres de diamètre et la hampe florale pousser de plusieurs mètres de hauteur.

Un entretien limité • Amoureuse de la chaleur, la plante grasse peut être placée à la lumière du soleil. • Résistante à la sécheresse, elle craint l’humidité. Veillez à ce que le terrain soit bien drainé. Si vous la plantez en pot, mettez une couche de graviers dans le fond du pot en terre cuite, du terreau pour cactées et recouvrez d’une couche de sable ou de gravier fin sur environ 1 cm en surface pour protéger le collet (la base de la plante) de l’humidité. . N’arrosez que lorsque la terre est totalement sèche. Toutes les trois semaines, en période de végétation, un arrosage suffit. Il sera copieux sans pour autant ni détremper la terre, ni laisser de l’eau dans le fond de la coupelle. Évitez les arrosages pendant la période de repos (saison sèche et plus fraiche) et mettez les plantes un peu à l’ombre si elles sont en pot

Une multiplication facile Les succulentes se bouturent sans difficulté en plantant une feuille, une tige, ou un morceau de tige dans un terreau pour cactées. Elle se divise aussi facilement en récupérant un rejet de la plante. Prélevez une feuille bien charnue, avec des réserves. Posez-la à plat sur le pot sans toucher la terre pour que sa blessure cicatrise et qu’apparaissent en quelques semaines, à cet endroit, de petites racines, puis des rosettes qui donneront des feuilles. Il ne vous reste plus qu’à la planter en terre et à l’arroser.


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